Le Tueur au miroir

Le Tueur au miroir

by Fabio M. MITCHELLI

NOOK Book(eBook)

$9.99

Available on Compatible NOOK Devices and the free NOOK Apps.
WANT A NOOK?  Explore Now

Overview

" Je n'ai fait que leur donner un instant de gloire. " Willy B. Richardson, alias William R. Bradford (1948-2008), le " Killer Photographer ".
Fasciné par leurs tatouages, il les appâte avec son appareil photo, fige leurs désirs de starlettes sur du papier glacé, puis les tue et s'empare de ce qu'il convoite. Le lendemain, on retrouve le corps de ces jeunes femmes sur les berges du Saint-Laurent, le pubis orné d'éclats de miroir et un morceau de peau découpé.
Pour piéger celui qu'à Montréal on appelle déjà " le tueur au miroir ", il faut des flics borderline : Louise Beaulieu, qui se fiche des limites et des règles, et Carrie Callan, qui, sous son air bien sage, est un vrai pitbull.
Des photographies à clé, un secret de famille, des messages cryptés... Le passé rattrape Louise. Désorientée, elle ment et triche. Et Carrie soupçonne l'impensable : des liens entre l'enquêtrice québécoise et Singleton, le redoutable tueur en série qu'elles ont traqué ensemble un an auparavant.

" Un thriller intelligent et addictif ! " Pascal Jaubert, librairie Jaubert, Riez-la-Romaine.
" Mitchelli fait tourner une machine diabolique. " Patrick Cargnelutti, quatresansquatre.com
Ce thriller est librement inspiré des meurtres commis par William R. Bradford, condamné aux États-Unis en 1988.

Product Details

ISBN-13: 9782221202555
Publisher: Groupe Robert Laffont
Publication date: 10/19/2017
Sold by: EDITIS - EBKS
Format: NOOK Book
Pages: 285
File size: 3 MB

About the Author

La Compassion du diable, surnommé " le livre bleu ". Il est fasciné par les faits divers et les grands criminels du XXème siècle.

Read an Excerpt

CHAPTER 1

Travestir la réalité

12 avril 2013, Roccabella, 1260, rue de la Gauchetière-Ouest, Montréal (Canada)

16 H 35. Le crucifix brillait au creux de la main de Louise. La chaîne en or qui l'accompagnait glissait entre ses doigts tel un serpent, et une onde maléfique semblait s'en dégager. Elle poussa un cri et laissa tomber le bijou au sol, horrifiée à l'idée que la personne qui le portait était probablement morte. Le visage de Daniel Singleton vint se superposer aux images de meurtres que Louise ne put empêcher de laisser cavaler sous son crâne.

Elle connaissait parfaitement le mode opératoire de Singleton. Il dépouillait ses victimes de leurs bijoux après les avoir assassinées et, comme tout bon chasseur fier de ses prises, il gardait le butin, trophée attestant la suprématie de l'homme sur l'animal. Il avait ensuite pour habitude d'offrir ses prises à ses conquêtes féminines. Avant qu'il ne la supprime, sa première épouse avait porté les bijoux de jeunes femmes qu'il avait violées et tuées. Sans jamais savoir qu'elle arborait les bracelets, colliers, bagues ou boucles d'oreilles de cadavres fraîchement dépouillés.

Singleton avait toujours éprouvé le besoin de contempler ses trophées de chasse, de se remémorer l'instant de la mise à mort de sa proie, comme il aurait pu le faire devant les massacres qu'il pendait au mur dans sa maison de Muldoon ...

La lumière bleue qui balayait les murs ramena Louise à la réalité. Et la réalité avait l'aspect d'une momie. Le corps semblait factice tant il évoquait les poupées du cinéma d'horreur.

Elle s'approcha, examina minutieusement le cadavre desséché qui reposait sur le sol poussiéreux, puis se tourna vers l'un des experts scientifiques qui ratissaient les lieux au Polilight.

— Vous avez trouvé quelque chose?

— Rien, répondit le type en continuant d'inspecter l'espace entre le mur de béton et la cloison de placoplâtre avec son appareil. Pour le moment, aucune trace de sang, aucune particule de salive ou de liquide séminal, pas d'empreinte, aucun résidu chimique ou biologique ...

— Alors cette femme a été tuée ailleurs ... Vous en pensez quoi, vous? demanda Louise en traversant le mur éventré.

L'expert lui fit signe de se tenir à distance, éteignit le Polilight et grogna: — Crisse de câlisse! Qu'est-ce qui ne tourne pas rond chez vous? Je vous ai demandé de ne pas pénétrer dans la zone!

Louise arrangea une mèche de cheveux derrière son oreille et dévisagea l'expert sans répliquer.

— Pour répondre à votre question, inspecteur Beaulieu, oui, je vous rejoins dans votre logique: selon moi, le meurtre a été commis ailleurs ... Il n'y a aucune trace, ici. L'aspect parcheminé du cadavre montre qu'il a été enfoui ici tout de suite après sa mort: il n'a pas séjourné dans l'eau, ni même dans un environnement humide, à l'extérieur ou dans la terre.

— Saleté de vacherie!

L'expert ordonna d'un signe à Louise de ressortir de la cavité, retira la capuche de sa combinaison et confirma d'un geste la levée du corps aux policiers qui patientaient.

— Alors, d'après vous, Beaulieu, on aurait affaire à quel genre de dégénéré?

— Chu pas ben sûre ... Peut-être un type qui délire sur les momies, un fou braque qui voulait revenir voir le corps ...

— Ou une espèce de chaman qui transforme ses victimes en poupées de vieux cuir, un tordu qui pratique des sacrifices, des meurtres rituels ... En tout cas, la fracture de l'os hyoïde prouve que la cause du décès est la strangulation.

Louise acquiesça. Les mains sur les hanches, elle observa longuement la vaste pièce de l'appartement.

— Cet immeuble va être démoli, c'est bien ça? Vous savez si le type qui a commencé à casser ce mur, et qui a découvert le corps derrière, a fait une déposition au SPVM?

L'expert secoua la tête, exaspéré.

— Beaulieu, je suis médecin scientifique, pas flic! Chu tanné, là!

Il retira sa combinaison et s'éclipsa de l'appartement sous l'œil amusé des enquêteurs. Louise les fusilla du regard. Elle resta froide et cassante lorsque l'un d'entre eux s'avança.

— Bonjour, je suis Rick Rothman, j'ai intégré la section des crimes majeurs au Service de police de la Ville de Montréal il y a dix jours, fit-il en se dandinant nerveusement.

Louise observa avec suffisance la main qu'il lui tendait.

— Je vous ai entendue parler avec le légiste, et je suis en mesure de vous dire que le type a fait une déposition en début de matinée ...

Il poursuivit en chuchotant:

— Je tenais à vous féliciter pour ce que vous avez fait en Alaska, à Anchorage et à Juneau. Bravo! C'est incroyable, que ce tueur en série se soit confié à vous! Vous n'avez pas peur, maintenant qu'il s'est évadé?

— Vous en savez plus, vous?

— De quoi? répondit Rick, surpris.

— Ce chum, là, celui qui a trouvé le corps, il travaille pour une société de démolition ou il s'agit de sa propre entreprise?

Rick haussa les épaules.

— Faudra voir avec Marc Maréchal ... Je n'en sais pas plus.

Louise concéda un sourire pincé au flic et, tout en s'écartant, elle lui fit comprendre qu'elle n'avait plus besoin de lui. Elle extirpa de sa poche son téléphone et rédigea un SMS qu'elle envoya au légiste:

Appelez-moi quand vous aurez du nouveau au sujet de cette pauvre malheureuse. Besoin de savoir si la cause du décès est bien l'asphyxie par strangulation.

Un bourdonnement, une vibration.

L'autopsie sera pratiquée demain. Pourquoi « cette pauvre malheureuse »?

« Quoi??? »

Nouveau bourdonnement:

La victime n'est pas une femme. Il s'agit d'un homme, contrairement aux apparences.

Louise se précipita sur le brancard que deux employés paramédicaux embarquaient. Elle dévoila le corps sans attendre.

La momie était figée en position fœtale, comme pour se protéger. Elle était encore vêtue d'un caraco et d'un tanga en dentelle.

Louise détailla le cadavre et enfin elle les vit.

La solennité de la scène de crime venait de basculer dans le cocasse. La victime possédait bien des attributs masculins ...

CHAPTER 2

Titanium

13 avril 2013,parc d'attractions La Ronde,île Sainte-Hélène, Montréal

LA ROUE ÉTAIT IMPRESSIONNANTE, majestueuse. En arrière-plan, Montréal s'éveillait lentement sous un frêle rayon de soleil. Plus loin, le grand huit et les attractions nautiques.

Inkskin mitraillait la zone. Son reflex numérique Canon Eos captait les lueurs matinales et les nuances de verdure qui sertissaient les 591 000 mètres carrés de l'île. Dans un mois, le parc se remplirait de touristes et de Québécois, d'enfants, d'adolescents en quête de sensations fortes. Il longea le lac des Dauphins tout en jetant un coup d'œil au cargo qui traversait le Saint-Laurent, à sa gauche, puis il cadra et photographia cette seconde unique et éphémère. Il figea le mouvement ondulatoire de l'eau ainsi que l'écume produite par la proue qui fendait les eaux vertes du fleuve.

Il s'installa ensuite sur un banc et laissa ses pensées le ramener à la réalité, beaucoup moins poétique. Le flash info de huit heures, le matin même, lui avait fait comprendre que toute expérience avait un terme, possédait son propre dénouement, et que tout pouvait prendre fin à n'importe quel instant. Les malheurs, la désolation, tout comme les plus grands plaisirs du dévouement. Mais désirait-il vraiment toujours goûter à ce plaisir? Voulait-il toujours autant protéger sa mère? Jusqu'à sa mort?

Il avait un peu reconsidéré cette position. À défaut de protéger sa mère, il s'était mis en tête de protéger à sa façon toutes ces jeunes filles si belles et innocentes.

Il remonta les manches de sa chemise et contempla l'enchevêtrement complexe des tatouages qui zébraient ses bras. Il s'arrêta sur l'un d'eux: une représentation de Cronos d'après Francisco de Goya. Le roi des Titans dévorant l'un de ses fils s'étalait sur sa peau. Il caressa la bouche du dieu, sa longue chevelure argentée et le corps déchiré de l'enfant agonisant.

Son propre père l'avait-il lui aussi dévoré, d'une façon ou d'une autre? L'avait-il englouti jusqu'à le rendre insignifiant? Ce père si autoritaire, ce père qu'il n'avait jamais vraiment aimé, ce père qui sentait le tabac, le rhum et la sueur ... Tant de souvenirs olfactifs dansaient sous le crâne d'Inkskin, au rythme d'une nausée insupportable.

Son père avait souillé sa mère, sa famille.

Fils mal-aimé, Inkskin avait grandi dans l'ombre de son géniteur, un soldat déséquilibré revenu abîmé du front irakien, et le chaos s'était répandu dans son esprit. Il avait tué pour la première fois parce qu'il en avait ressenti le désir. Et il avait recommencé. Plusieurs fois, dix fois, peut-être plus. Parce qu'il avait été forcé de le faire, afin de protéger ces jeunes femmes.

Inkskin se releva, observa le navire qui s'éloignait puis contempla le grand huit. Il revit ses dernières victimes, ivres de sensations, pleines de vie, dans ce parc si lumineux et si bruyant à la pleine saison, ses victimes si frêles après avoir goûté à la volupté de la vitesse, si fragiles une fois le pied posé au sol. Si vulnérables et si abordables après qu'elles s'étaient extraites du manège de cauchemar. Prêtes à explorer d'autres vertiges, d'autres extases; celles du sexe ou de la drogue, de l'alcool, ou bien encore l'ivresse de l'inconnu qui fait si peur ...

Recommencerait-il? Certainement ... Il savait qu'on découvrirait le corps et que la police ouvrirait le dossier. Le bilan était sombre. Ce n'était pas un étau qui se resserrait sur lui, mais de gigantesques mâchoires.

En s'installant au Canada, Inkskin avait voulu faire disparaître de sa mémoire les souvenirs de Plattsburgh, ainsi que toutes les saloperies répandues par son père. Il avait voulu recommencer une nouvelle vie, là où on ne l'attendait pas, afin de peindre la toile virginale de son existence avec le sang des autres, et la signer de son propre nom ...

*
13 avril 2013, quartier général du SPVM, rue Saint-Urbain, Montréal

Louise observait son nom sur le chevalet de plastique qui trônait à l'angle de son bureau. Sa promotion au grade d'inspecteur-chef lui avait permis d'exiger un lieu plus spacieux pour travailler et, surtout, très éloigné de ses collègues.

Elle rangeait quelques dossiers encombrants lorsque son regard se posa sur le carton éventré au milieu du fatras de papiers. Elle frissonna et y plongea la main. Elle en retira un document rigide plié en quatre, ainsi que l'enveloppe à son nom contenant la lettre qu'elle avait commencé à lire la veille avant de filer précipitamment sur une nouvelle scène de crime.

Très chère Louise,

Quand vous lirez ceci, cela voudra dire qu'enfin, vous et moi, nous sommes de nouveau connectés. N'ayez aucune crainte, je ne viendrai pas hanter vos nuits, je ne vous pisterai pas, je ne serai pas votre cauchemar. Cependant, il me semble que vous m'êtes redevable. Ne vous ai-je point aidée à faire tomber les masques? Je n'attends pas de remerciements, surtout venant de vous. Ne changez pas! Ce que j'aime avant tout de votre personnalité, c'est cette irrévérence ...

Chère Louise, croyez bien que ces moments passés en votre compagnie au parloir 32 du centre pénitentiaire de Lemon Creek ont été jubilatoires. Après ma fuite de la prison de Sheridan, je n'ai cessé de penser à vous. Même lorsque je me terrais quelque part sur cette île du Honduras. J'ai dû sacrifier une très jolie créature qui était votre copie conforme. Dans le colis, vous trouverez le bijou qui a appartenu à cette rousse, cette séduisante touriste irlandaise qui minaudait sur cette plage de Roatán. Gardez précieusement la chaîne et le crucifix en or, ils seront notre unique lien pour les prochains jours. Je sais que vous travaillez actuellement sur un homicide, une enquête très singulière. Je vous indiquerai prochainement les pistes à suivre. N'ayez aucune crainte.

Mais ne nous égarons pas. Je reviendrai vers vous très bientôt, il nous faut nous revoir. Votre passé m'appartient un peu désormais, à vous de découvrir le mien, le vrai ...

La porte du bureau grinça. Louise leva le nez et aperçut le patron du service, Marc Maréchal, qui l'observait en silence.

— Marc! Ça m'énerve le poil des jambes que vous fassiez ça!

— Quoi, ça? rétorqua-t-il sur le ton d'un gamin pris en faute.

— M'observer sans rien dire!

— Trêve de plaisanteries, qu'est-ce que ça vous inspire, ce merdier? Pour ce travesti emmuré, par où on devrait commencer, d'après vous? demanda Maréchal.

— Par cette entreprise qui accumule la plupart des appels d'offres de marchés publics à Montréal ... C'est quoi, déjà, le nom de cette société?

— Titanium, il me semble ... Je vais vous ressortir la déposition du gars.

— On va convoquer tous les employés qui travaillent chez Titanium depuis 2002, et notamment ceux qui ont participé à la construction de l'immeuble de la rue Sanguinet, détruit en juin 2012 pour malfaçon.

Maréchal tira un siège devant le bureau de Louise et s'assit en soupirant. Il suait à grosses gouttes en tentant de réguler son souffle.

Louise avait remarqué la prise de poids de son supérieur ces derniers mois; son IMC dépassait de loin la norme raisonnable. Le médecin du travail qui suivait le flic s'inquiétait du risque cardiaque lié à une telle surcharge pondérale.

Maréchal inspira profondément, puis bredouilla d'une voix qui trahissait son épuisement:

— Entendu, Louise, je vous mets pleins feux sur cette affaire. Mais attention, n'allez pas vous fourrer dans des situations telles que celles de Juneau. Ici, on va travailler en équipe. Dans cette affaire, je serai votre partenaire. N'essayez pas de me prendre pour une valise, informez- moi de la moindre avancée. Et chaque fois le plus rapidement possible! C'est bon pour vous? On roule comme ça?

Louise acquiesça. Mais le travail de groupe lui paraissait si lourd, c'était à son sens comme tirer une équipe entière de hockeyeurs derrière elle, un monstrueux boulet inamovible. Ce qu'elle voulait, c'était qu'on lui fiche la paix.

Louise était une solitaire, et c'était ainsi qu'elle était le plus efficace.

CHAPTER 3

Un prêté pour un rendu

13 avril 2013,central du Juneau Police Department, Alaway Avenue, Juneau (Alaska)

EFFARÉE, Carrie referma l'ancien dossier d'instruction consacré au réseau de prostitution de Juneau. Cette vieille affaire avait refait surface. Les autorités locales n'avaient jamais vraiment compris le fonctionnement de cette organisation criminelle. Tout était resté opaque. Lors de son démantèlement, aucun individu n'avait été mis en examen, aucune piste n'avait permis de remonter jusqu'aux responsables. À l'époque, la police avait pu crever l'abcès et faire fermer l'immense bordel grâce à une délation anonyme. Mais un nouvel élément était venu rouvrir les portes de cette sombre histoire; un nom: Waban Okpik.

Après avoir parcouru la liste des personnes interrogées dans le cadre de l'affaire, Carrie avait retenu le nom d'Okpik. Lenno Okpik, le frère de Waban, avait témoigné à la suite d'une convocation de la police. Il n'avait pas hésité à dresser de son frère un portrait relativement inquiétant, le décrivant comme quelqu'un de sauvage, agressif et dangereux. Il n'avait pas exclu la possibilité que celui-ci aurait pu être impliqué dans le réseau de proxénétisme de Mendenhall Valley, à Juneau. Il avait également évoqué le fait que son frère aurait entretenu des liens avec un certain Jan Higgins, le fils d'un ancien magnat de l'industrie alimentaire de Juneau, lui-même compromis dans l'organisation criminelle. Des rapports houleux entre les deux frères, une atmosphère familiale déplorable avaient fait que Waban, militant engagé pour la reconnaissance des Inuits dans la société, avait quitté Juneau pour Kuujjuaq, dans la région du Nord-du-Québec, où était installée une communauté en partie composée de Yupiks et d'Inupiats. Mais ce petit village nordique de Nunavik et ses trois mille habitants, tous vivant de façon très rudimentaire, avaient eu raison de Waban, qui avait toujours évolué avec son temps et, surtout, avec la technologie. Ne supportant pas plus longtemps cette existence de trappeur, et grâce à un homme qui lui avait tendu la main, il avait migré à Montréal, pour s'y installer après avoir trouvé un emploi dans le bâtiment.

Carrie laissa son regard se perdre dans le vague. Elle était persuadée que le réseau de Mendenhall s'étendait par-delà les frontières alaskiennes, et que ce Waban Okpik pourrait en être l'un des membres. Il fallait remonter cette piste. Il fallait des réponses, des coupables. Des gens étaient morts, des innocents étaient en prison et la vie de plusieurs jeunes filles avait été brisée.

(Continues…)



Excerpted from "Le Tueur Au Miroir"
by .
Copyright © 2017 Éditions Robert Laffont, S.A.S., Paris.
Excerpted by permission of Robert Laffont.
All rights reserved. No part of this excerpt may be reproduced or reprinted without permission in writing from the publisher.
Excerpts are provided by Dial-A-Book Inc. solely for the personal use of visitors to this web site.

Customer Reviews

Most Helpful Customer Reviews

See All Customer Reviews