Voyage Vers La Lumi Re Sur Ma Route 7-52/My Journey to the Light on Route 7-52

Voyage Vers La Lumi Re Sur Ma Route 7-52/My Journey to the Light on Route 7-52

by Marguerite B. Langer

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Product Details

ISBN-13: 9781452553764
Publisher: Balboa Press
Publication date: 07/27/2012
Pages: 136
Product dimensions: 6.00(w) x 9.00(h) x 0.32(d)

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Voyage vers la lumière sur ma route 7-52

My Journey to the Light on Route 7-52
By Marguerite Bélanger

BALBOA PRESS

Copyright © 2012 Marguerite Bélanger
All right reserved.

ISBN: 978-1-4525-5376-4


Chapter One

Mon histoire

Je suis née dans une toute petite maison à la campagne que mon père a construite de ses propres mains, dans un très petit village de Nédélec, au Témiscamingue, province de Québec, Canada. J'ai eu la joie de naître la troisième d'une famille de douze enfants. Lors de mes dix ans, ma mère donnait naissance à la douzième qui ne survécut que quelques heures. Nous étions alors cinq filles et six garçons. J'ai été comblée par mes parents et leur amour. Aujourd'hui à soixante-deux ans de mariage, ils sont encore avec nous. Quelle belle bénédiction !

Croyez-moi, il y avait beaucoup de va-et-vient autour de moi et malgré ça, je me sentais seule. Il y avait quelque chose de brisé dans mon intérieur. Même tout l'amour de ma famille ne me suffisait pas. J'étais si triste sans savoir pourquoi. À quel âge aije ressenti cette tristesse ? Je devais avoir sept ans. Aujourd'hui je l'appelle tristesse noire mais pendant longtemps, je n'avais pas de mot pour la décrire. Elle vivait constante à l'intérieur de mon être et je ne pouvais pas ressentir la paix. J'étais si triste sans savoir pourquoi ...

D'aussi loin que je me souvienne, très petite je rêvais d'aller à l'école. Un jour, maman me dit que je commence l'école avec mon grand frère et ma grande soeur. Je suis folle de joie ! Pendant deux ans j'ai la même institutrice. Je ne me sentais pas aimée d'elle car elle me punissait souvent et me gardait après l'école. Souvent elle renvoyait mon frère et ma soeur à la maison. Je devais marcher seule à six ou sept ans, une distance d'un mile vers la maison.

Un soir après l'école, elle m'avait gardée comme d'habitude à genoux les bras en croix. Elle était sortie de la classe et ne revenait plus. J'ai pris mon courage à deux mains, car mes petits bras et mes jambes étaient en douleur. Je frappe à sa porte, elle réalise que j'étais encore là et me renvoie à la maison. Elle m'avait tout simplement oubliée.

À la sortie de l'école, six garçons s'amusaient là, ils fréquentaient tous les six mon école. Dans ces années-là, en mille neuf cent cinquante-neuf, l'institutrice enseignait de la première à la huitième année. Leur présence n'était sûrement pas pour ma sécurité mais je n'ai pas reconnu le danger. À partir de cette nuit-là, j'ai fait des « cauchemars », de mauvais rêves, pendant des mois.

J'ai bénéficié de la patience de mon père qui me berçait toutes les nuits ... Il ne comprenait pas toute la douleur de sa petite fille. Je refusais de retourner à l'école. Je me plaignais de maux de ventre. Au cours des trois prochains mois mon père m'emmena chez le médecin trois fois. Après un simple examen il dit à mon père que je suis une enfant nerveuse et que mes maux sont imaginaires. Mon père n'accepte pas cette dernière vision du médecin et continue de me garder à la maison, jusqu'au jour où je ne ressentis plus de douleur. Sans le savoir mon père m'a sauvé la vie et je lui en suis grandement reconnaissante. Pendant cette année-là, ma mère qui avait donné naissance à des jumeaux, n'avait pas grand temps pour moi. Les jumeaux étaient les huitème et neuvième suivant déjà sept enfants en bas âge. Alors j'ai été réellement bénie de l'amour de mon père.

Mon père me retourne à l'école et je m'y sens bien accueillie. Après toute cette expérience avec moi, il a demandé à l'enseignante de ne plus me punir sans avant tout qu'il sache où était le problème. Il lui dit qu'ensemble, lui et moi on discuterait et j'aurais ma punition si nécessaire. Il va sans dire que je n'ai plus jamais été punie par elle. J'ai dû refaire ma deuxième année mais pas avec elle comme institutrice.

Nous sommes déménagés au village et j'ai été bénie d'avoir une gentille religieuse qui m'a fait plus apprécier l'école. Après plusieurs années j'ai appris que mon institutrice de deuxième n'avait que dix-sept ans et qu'elle avait des étudiants plus vieux qu'elle. Ce furent ses deux seules années d'enseignement car elle ne savait pas du tout enseigner. Lorsque j'ai appris ça, j'ai compris que j'avais été sa choisie. Elle n'avait aucun pouvoir sur les plus grands, alors elle s'était servie de moi. Je lui pardonne, car je vois des enfants de dix-sept ans aujourd'hui, si on leur imposait une classe de vingt à vingt-cinq élèves, ils auraient beaucoup de difficulté. Moi je ne voudrais pas ce travail non plus. Je lui dis merci pour tout ce que j'ai appris et le restant ne nous appartient plus, maintenant que tout est éclairé. La lumière du pardon et de la compréhension m'a libérée de mon passé.

Chapter Two

Le temps passe

Vers l'âge de quatorze à dix-sept ans, toutes mes amies avaient un petit ami, mais pas moi. J'avais une grande peur des garçons. Je ne pouvais pas comprendre car j'avais beaucoup de plaisir avec mes six frères que j'aimais beaucoup.

À dix-sept ans, je rencontre l'homme qui est devenu mon mari trois ans et demi plus tard. J'ai fait une fausse-couche à vingt-et-un ans qui m'a rendue très triste et à partir de ce moment, ça a réveillé en moi cette douleur que je n'avais jamais réellement comprise. En plus de me sentir si vide d'avoir perdu ce bébé, je sentais que je ne ferais jamais rien de bien, j'étais très dure envers moi.

Dix mois plus tard j'ai réussi, j'ai mis au monde une belle petite fille et en huit ans nous avions trois garçons qui ont rejoint la famille. J'aurais dû être comblée car je voulais ces enfants, mais mon bonheur disparaissait vite derrière un gros nuage noir. Je sentais que je me faisais voler mon bonheur, il me glissait toujours entre les mains. Plus le temps passait, plus je me sentais malheureuse. Je savais que je passais cette tristesse à mes enfants.

Cette tristesse passait parfois en crise, parfois juste en tristesse, je pleurais sans aucune bonne raison. Pourquoi? Je voyais souvent ma mère vivre des moments où elle aussi disait qu'elle ne savait pas pourquoi elle pleurait, alors je me consolais en pensant que je devais être comme elle. Après vingt-et-un ans de mariage, je savais que nous devenions une famille dysfonctionnelle, ça me rendait encore plus triste ... Que dois-je faire?

J'ai aussi toujours eu de me battre contre mon poids, mon corps jouait au yo-yo avec moi, ça ne m'amusait pas du tout. Mon mari voulait une femme-mannequin, ce que je n'étais pas. Voilà, on était deux après mon corps, qui lui avait sa propre tête!

Au début des années quatre-vingt-dix, ma soeur qui était institutrice prenait des cours de rebirthing. Elle me demandait de venir avec elle, me disant : « Peut-être tu pourras trouver pourquoi tu joues au yo-yo avec ton poids. » Ces cours m'ont fait du bien. Ce fût la première fois que j'ai compris qu'il y avait une réponse à la tristesse que je ressentais si profondément en moi. Elle n'était pas imaginaire...

Ça m'a fait aussi réaliser que la vie de mariage que je m'étais créée n'était plus pour moi. J'ai quitté, ce fût très difficile pour toute ma famille. Avec les années, après vingt-et-un ans de mariage, nous étions devenus une famille dysfonctionnelle. Avant de prendre cette décision finale, j'avais tout essayé, je dois quand même le mentionner.

Pour moi la séparation a été un grand soulagement. Mon mariage n'avait jamais été la cause de cette profonde tristesse, alors j'ai continué de chercher... Voilà que la lumière s'est faite.

Les désirs qui surgissent de l'amour nous apportent de la joie et de l'abondance. Les désirs qui surgissent de la peur nous apportent des manques et des tristesses.

Marguerite

Chapter Three

Une lumière révélatrice

Avec le rebirthing, je faisais des suivis. Ce sont des exercices par la respiration guidée, facilités par des personnes qui ont reçu de l'entraînement et je leur faisais confiance. Pendant un exercice, je me retrouvais à l'âge de sept ans, ce fameux soir après que j'avais été oubliée en punition et que j'avais été forcée de marcher seule encore une fois. J'ai été attaquée par des garçons. J'ai vu et reconnu chaque garçon, je pouvais même ressentir l'odeur de « fermier ». Ils m'avaient « violée » en utilisant une bouteille de Coke pour pénétrer dans mon vagin.

Les six garçons, je les appellerai A, celui qui contrôlait la situation sans se salir les mains. B et C me tenaient les mains, D et E les jambes et finalement F qui j'en suis certaine, a été poussé à utiliser la bouteille. C'est que je sais qu'il avait sept ans, il était mon petit cousin et tous les deux on s'adorait. Il savait que je devais marcher seule à la maison. Ça devait être la raison pour laquelle il se trouvait encore là. Il s'est suicidé vers l'âge de quarante ans.

Wow! Comment vivre avec un tel secret ! J'avais quarante- deux ans quand j'en ai fait le réveil. Je comprenais maintenant mes cauchemars, cris, pleurs et maux de ventre que mon papa a dû calmer. Comment le médecin aurait-il pu trouver cette douleur sans examen interne?

Oui, c'est bien cette tristesse qui m'avait habitée pendant si longtemps. Par la suite je réveillais d'autres situations de viol à l'âge de quinze et seize ans. Voilà d'où venait ma peur du sexe masculin. Je crois que le mot « victime » était écrit sur mon front. Le plus dangereux c'est que j'oubliais toutes ces situations. Mon thérapeute m'a dit un jour, « Ton subconscient avait choisi cette façon-là de te protéger pour survivre. » Toute cette découverte s'est révélée en cherchant la raison de ma tristesse. Personne d'autre que moi ne pouvait la trouver. Si quelqu'un m'avait dit un jour que j'avais expérimenté tous ces viols, je ne l'aurais pas cru. Comment aurais-je pu oublier des moments si dramatiques, ça aurait été impossible d'y croire. Et voilà, maintenant c'est moi qui recevais ces messages, j'étais prête et c'est pour ça qu'il était possible d'y croire.

Je reviens à ma deuxième année, quand je suis retournée à l'école, c'est comme si les visages de ces garçons s'étaient effacés avec le drame. Pour bien dire, je ne me suis jamais intéressée ni à eux ni à leur vie. Après ma deuxième année, nous sommes déménagés au village, c'est tout ce que je me souviens d'eux.

En mille neuf cent soixante-sept, mes parents nous ont déménagés à Welland, en Ontario. J'avais quinze ans et mon cousin se cherchait du travail en Ontario. Il avait téléphoné à mon père et demandé s'il pouvait venir habiter chez nous. Mon père a refusé, nous étions treize personnes dans une maison de trois chambres à coucher. Alors on ne s'était jamais revus. Avec les années j'ai compris qu'il a été victime autant que moi et les autres garçons, combien d'entre eux avaient vraiment voulu me faire vivre une telle expérience.

Ma réalisation cinquante-deux ans plus tard, c'est que j'ai cru pendant si longtemps que j'étais la seule victime ce soir-là, à la sortie de l'école. Pour moi cette journée de grandes révélations s'est passée à quarante-deux ans quand mon subconscient m'a libérée de l'expérience. J'ai maintenant cinquante-neuf ans et cette année, j'ai compris que ces jeunes garçons ont dû vivre avec cette image dans la tête depuis cinquante-deux ans. Ça c'est de la souffrance, s'ils ont une conscience bien entendu ...

Si vous vous reconnaissez, je vous pardonne et sachez que Dieu vous pardonne aussi. Il ne vous reste plus qu'à vous pardonner vous-mêmes ... J'espère que c'est fait. Si vous avez besoin de mon pardon, ce livre vous tombera dans les mains, croyez-moi.

J'en reviens à A, qui était beaucoup plus âgé que nous tous et de qui venait cette idée cruelle. Un jour mon mari et moi nous sommes rendus au nord de l'Ontario pour visiter une amie de coeur qui avait grandi avec moi jusqu'à mon départ de Nédélec en mille neuf cent soixante-sept. Pendant notre séjour, nous décidons de faire une sortie tous les quatre pour boire une bière. Je n'ai pas eu la chance de boire ma bière que A arrive à notre table. Le mari de mon amie nous le présente en nommant son nom et en disant qu'il vient de Nédélec. Il me donna la main et mon corps s'est mis à trembler, un tremblement qu'il m'était impossible de contrôler. J'ai dû demander à mon amie de sortir avec moi, je ne pouvais plus rester là. Nos maris ont terminé leur bière pour nous rejoindre plus tard.

Wow! Que c'était-il passé? Je n'avais pas bu, peut-être que c'était la fatigue du voyage ? Jamais, jamais je n'aurais cru que lui et moi on avait une histoire en commun, mais mon corps, lui, se souvenait ... Comment cet homme s'est-il senti quand il a entendu le nom Marguerite Beaupré... Mon amie m'a dit que sa famille l'a quitté car il est alcoolique. Je crois que la bouteille de Coke s'était avec les années transformée en bouteille de bière.

Pourquoi tant de souffrance ? Depuis que j'ai fait cette découverte, c'est ce genre de question qui m'habite.

Chapter Four

Que faire avec toute cette découverte

Maintenant tout est clair, la lumière se fit. Alors que dois-je faire, j'ai quarante-deux ans, j'ai encore mal, un peu plus, car je ne comprenais pas toute cette cruauté envers moi, une enfant de sept ans. Le premier pas c'est la découverte, le deuxième pas c'est, qu'est-ce que je fais avec tout ça ? Ce qui a changé, c'est que je connais le pourquoi de cette tristesse, je sais maintenant pourquoi je pleurais sans raison auparavant, pourquoi je pleure tant quand je regarde des films de viol. Je ressens mon coeur déchiré, mon corps brisé et mon âme ? Je ne sais ni comment ni quoi faire, alors je cherche dans des livres qui m'ont beaucoup aidé. Plusieurs bons livres me tombent dans les mains.

Je recherchais des réponses et les cours de rebirthing me faisaient du bien, ouvrant la porte que j'avais fermée. Mais je n'avais aucun outil pour réellement vivre dans le moment présent sans douleur au coeur. Mon corps joue au yo-yo avec mon poids ce qui me pousse à le connaître mieux pour l'apprécier et l'aimer.

Alors, maintenant que j'ai découvert mes secrets, est-ce que je les mets de côté et continue ma vie ? Pas si facile. Je passe d'une relation à l'autre avec des hommes qui demandent toujours plus. C'est épuisant, alors je lâche toujours la première. Je continue de lire et de chercher, je ne sais pas trop ce que je cherche, soit la paix de l'esprit ? un poids santé ? une bonne relation amoureuse ? le bonheur ?

Mon corps est la raison de toute cette recherche qui ne doit être faite que par moi. Personne d'autre n'a les réponses que moi je ne peux trouver qu'à l'intérieur de ce corps.

Je n'écris pas ce livre pour me plaindre de mon enfance, mais pour être un guide à ceux et celles d'entre vous qui cherchez. Gardez espoir, vous y arriverez !

Entre mille neuf cent quatre-vingt-treize et mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, je vivais dans cet état de recherche. Je lisais tout ce que je pouvais trouver sur les abus sexuels. Ceci m'a conduit vers une spiritualité plus profonde. Jésus a toujours été présent, il est ma lumière. Un de ces livres m'a fait connaître Jésus encore davantage. J'ai ressenti Jésus constamment au niveau du coeur sacré, dans mon intérieur. Je suis sincèrement reconnaissante d'avoir lu ce livre. Merci Jésus, de ta présence dans ma vie. Regardez tous dans votre intérieur, Il est là pour chacun de vous, quelques soient vos croyances et votre religion.

Toute ma vie, ayant été élevée dans la religion catholique romaine, ce que j'ai appris c'est pardonner, mais jusqu'à maintenant, le pardon n'avait jamais eu pour moi la guérison et la liberté mentale. Je voyais le pardon comme liberté spirituelle et très très difficile à obtenir. Je me disais, OK, je pardonne, cette expérience s'est passée à l'âge de sept ans. Ça fait longtemps, c'est fini, je pardonne. J'étais très sincère de vouloir pardonner, je le faisais et pourtant chaque fois qu'une pensée me rappelait comment cette expérience m'avait créée une vie de si grande tristesse, ça réveillait une rage en moi. Je me disais, comment est-ce possible de faire une chose pareille à une enfant, dans notre cas deux enfants de sept ans. Alors je savais à l'intérieur de moi que je n'avais pas pardonné. Le pardon devait apporter une libération dans ma pensée, dans mon coeur et dans mon âme. Non, ce n'était pas fait.

En mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, j'ai pris connaissance d'un cours d'ouverture de conscience qui avait aidé un ami à perdre cinquante livres. Il était si content d'avoir perdu ce poids que j'ai suivi le cours aussi, car mon but était de perdre du poids en permanence. À ma surprise le cours n'était pas aussi simple, mais extraordinaire. Ce cours m'a apporté une connaissance de qui je suis vraiment. Je me suis servie des outils de ce cours constamment depuis cette année-là. J'ai compris que la vie nous apporte tous les jours en surprise, des résistances qui peuvent nous débalancer et nous désappointer. Avec ces outils, quand je prenais le temps de reconnaître mes résistances, je pouvais les dissiper pour mieux me sentir. Je retrouvais plus repidement la joie de vivre.

(Continues...)



Excerpted from Voyage vers la lumière sur ma route 7-52 by Marguerite Bélanger Copyright © 2012 by Marguerite Bélanger. Excerpted by permission of BALBOA PRESS. All rights reserved. No part of this excerpt may be reproduced or reprinted without permission in writing from the publisher.
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